Violence

Violence entre partenaires

Depuis 2006, les parquets et les services de police doivent enregistrer les faits de violence entre partenaires. Toutefois, la violence entre partenaires n’est souvent pas signalée, et les statistiques officielles sont par conséquent des sous-estimations. Afin de pouvoir mener une politique efficace de lutte contre la violence, il est donc indispensable de réaliser des études sur l’ensemble des actes de violence qui ne sont pas portés à la connaissance des autorités publiques et qui, par conséquent, ne sont pas repris dans ces statistiques.

En 2010, l’Institut a fait réaliser une étude de grande échelle sur les expériences des femmes et des hommes en matière de violence basée sur le genre. L’objectif était non seulement de disposer d’une meilleure idée de la survenance, des formes et de la gravité de la violence basée sur le genre, mais également des facteurs de risque et de protection qui y sont associés. Les chiffres ont permis d’appréhender la problématique plus précisément et de manière plus approfondie, mais également d’améliorer les politiques menées par les différents niveaux de pouvoir.

Quelques résultats issus de  l‘étude :

  • 12,5% des répondants ont déclaré avoir été confrontés à au moins un acte de violence commis par leur partenaire ou ex-partenaire au cours des 12 derniers mois (14,9% des femmes et 10,5% des hommes).
  • Les femmes sont plus souvent victimes de formes plus graves, plus fréquentes et différentes de violence entre partenaires.
  • On observe proportionnellement plus de faits de violence entre des ex-partenaires ou à la fin d’une relation.
  • Chez les jeunes, on enregistre également un nombre élevé de plaintes pour violence entre partenaires.
  • Les femmes parlent plus facilement que les hommes de leurs expériences en matière de violence entre partenaires, et les Flamands davantage que les Wallons.
  • Parmi les facteurs de risques élevés favorisant les formes graves de violence entre partenaires, on compte l’isolement social, le fait que le partenaire ait un comportement violent à l’extérieur de la maison ou encore une relation de mauvaise qualité.

Violence liée à l’honneur

La violence liée à l’honneur est une forme spécifique de violence basée sur le genre. Suite à plusieurs situations à l'issue dramatique qu’a connues notre pays, mais également par le fait que les victimes commencent à témoigner à propos des conflits, menaces latentes et violences manifestes dont elles font l'objet, les services locaux d'assistance et de police se trouvent confrontés à la mission difficile de gérer adéquatement la violence liée à l’honneur.

C'est pour cette raison que l’Institut et le SPF Intérieur ont fait réaliser une étude exploratoire sur le phénomène de la violence liée à l'honneur en Belgique, dans le but d'apporter un soutien à la mise en place d'une politique intégrale et intégrée en la matière.

Cette étude permet d’appréhender la complexité du phénomène, de dresser un inventaire des différentes formes de violence liée à l’honneur et d’identifier les divers facteurs et processus sous-jacents ainsi que les causes de la violence. En outre, l’étude formule également des recommandations concrètes qui doivent permettre le dépistage et la détection précoces des différentes formes de violence liée à l'honneur et postuler une réaction appropriée sur le plan de l’assistance.