Signalements à la suite de la prestation de Sophie Straat aux Fêtes de Gand
Suite à la prestation de la chanteuse néerlandaise Sophie Straat lors des Fêtes de Gand, l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes a reçu 45 signalements.
Lors de son concert, l’artiste a invité les « hommes blancs » à se placer à l’arrière afin de laisser davantage d’espace aux femmes, aux personnes LGBTQIA+ et aux personnes racisées. Ces propos ont suscité de nombreuses réactions et ont donné lieu à plusieurs signalements auprès des organismes de promotion de l’égalité. Unia a indiqué avoir reçu plus de 200 signalements et le Vlaams Mensenrechteninstituut (VMRI) a également été saisi de plusieurs plaintes.
L’Institut a analysé les faits au regard de ses compétences et estime que les faits ne sont pas répréhensibles et ce, notamment du point de vue de la loi du 22 mai 2014 tendant à lutter contre le sexisme dans l'espace public. En effet, les conditions prévues par la loi pour caractériser une infraction de sexisme ne paraissent pas réunies dans les circonstances rapportées.
Selon les informations relayées, l’intervention de l’artiste s’inscrivait dans une volonté de créer davantage d’espace pour des personnes qui peuvent parfois se sentir moins à l’aise ou moins représentées lors de certains événements festifs.
Pour autant, cette affaire soulève une question plus large sur la manière de promouvoir l’égalité et l’inclusion dans le débat public.
L’Institut rappelle enfin que sa mission consiste à examiner les situations qui lui sont signalées au regard du droit applicable, tout en contribuant au débat public sur les questions d’égalité entre les femmes et les hommes.